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Installer WordPress sur un hébergement mutualisé OVHcloud

Christophe TREMBLAY-GUILLOUX
Christophe TREMBLAY-GUILLOUXIngénieur système Linux

Cette page décrit l'installation manuelle de WordPress sur une offre d'hébergement web mutualisé OVHcloud. L'installation manuelle est préférable à l'installation automatique : vous choisissez la version de WordPress, vous savez où sont les fichiers et vous pouvez intervenir en cas de problème.

Les libellés d'écran cités ci-dessous ont été vérifiés le 18 août 2026 dans la documentation officielle OVHcloud. L'espace client OVHcloud existe en deux versions, et certains libellés de menu diffèrent entre les deux. Les captures ci-dessous ne sont pas toutes récentes : leurs libellés ont été vérifiés, pas leur habillage graphique.

  • Un compte OVHcloud et l'accès à l'espace client : https://www.ovh.com/manager (cette adresse redirige vers le nouveau domaine de l'espace client).
  • Une offre d'hébergement web mutualisé OVHcloud. Les offres actuelles sont : Hébergement gratuit, Starter, Perso, Startup, Pro, Performance, Agency, Agency Plus et Agency Max.
  • Un nom de domaine et sa zone DNS, de préférence sur le même compte OVHcloud que l'hébergement.
  • Un logiciel de transfert de fichiers gérant le SFTP, par exemple FileZilla.
  • Une version stable et supportée de PHP disponible sur l'offre choisie. WordPress recommande PHP 8.3 ou plus récent, et MariaDB 10.11 ou MySQL 8.0 au minimum.

Comparez les offres sur la page des hébergements web OVHcloud. Deux critères comptent pour WordPress :

  • l'accès SSH, disponible à partir de l'offre Pro ;
  • le nombre et la taille des bases de données incluses, WordPress en consommant une.

L'hébergement mutualisé est une infrastructure partagée. Les bases de données incluses sont limitées à 30 connexions simultanées, et la version MySQL d'une base incluse dans l'hébergement ne peut pas être modifiée après création.

Résultat attendu : vous avez retenu une offre dont les caractéristiques couvrent votre besoin, y compris l'accès SSH si vous voulez intervenir en ligne de commande.

Passez la commande depuis la page des hébergements web, bouton Commander de l'offre retenue.

Carte d'une offre d'hébergement web OVHcloud avec son bouton Commander

Au premier écran, choisissez Sans module pré-installé. WordPress sera installé à l'étape 8, avec la version que vous aurez téléchargée.

Écran de configuration de l'hébergement, avec l'option Sans module pré-installé sélectionnée parmi les CMS proposés

Plus bas sur le même écran figurent les options CDN et les certificats SSL. Le certificat SSL Let's Encrypt est inclus.

Options CDN et certificats SSL du tunnel de commande, avec SSL Let's Encrypt inclus

L'écran suivant propose un nom de domaine. Si vous en avez déjà un, passez l'étape : il faudra l'associer à l'hébergement, ce que décrit l'étape 3.

Écran de commande proposant un nom de domaine inclus avec l'hébergement

Vérifiez le récapitulatif avant de payer.

Récapitulatif de commande listant l'hébergement et l'option SSL Let's Encrypt

La livraison n'est pas immédiate.

Écran de confirmation indiquant que la commande a été traitée

Vous recevez ensuite un courriel contenant les identifiants de connexion à l'espace de stockage : nom d'hôte, identifiant, mot de passe et port.

Courriel OVHcloud contenant les identifiants FTP de l'hébergement

Ce courriel indique le port 21, donc le FTP simple. Utilisez plutôt le SFTP sur le port 22, comme décrit à l'étape 7.

Résultat attendu : l'hébergement apparaît dans Web Cloud > Hébergements dans l'espace client, et vous avez reçu le courriel d'identifiants.

Si le nom de domaine et l'hébergement ont été commandés ensemble, ils sont déjà associés : passez à l'étape 4.

Sinon, dans l'espace client, allez dans Web Cloud > Hébergements, sélectionnez l'hébergement, puis l'onglet Multisite. Cliquez sur le bouton Actions situé au-dessus du tableau des noms de domaine, puis sur Ajouter un domaine ou sous-domaine.

L'onglet Multisite indique aussi le dossier de publication associé à chaque domaine. Notez-le, il servira à l'étape 8. Dans le cas d'un seul site, ce dossier est www.

[Capture à faire : onglet Multisite de l'hébergement, tableau des domaines et bouton Actions.]

Résultat attendu : le nom de domaine figure dans le tableau de l'onglet Multisite, avec son dossier de publication.

Activez le certificat avant d'installer WordPress : l'adresse du site est enregistrée en base pendant l'installation, et il est plus simple qu'elle soit déjà en HTTPS.

Dans l'onglet Certificats SSL de l'hébergement, sélectionnez le nom de domaine ou le sous-domaine sous la mention Activer le certificat SSL, puis cliquez sur Activer SSL Let's Encrypt.

[Capture à faire : onglet Certificats SSL, mention Activer le certificat SSL et bouton Activer SSL Let's Encrypt.]

Résultat attendu : le domaine figure dans le tableau de l'onglet Certificats SSL avec le type Let's Encrypt, et l'adresse en https:// répond dans un navigateur.

5. Vérifier l'environnement d'exécution et la version de PHP

Section intitulée « 5. Vérifier l'environnement d'exécution et la version de PHP »

Dans l'onglet Informations générales de l'hébergement, repérez la mention Version PHP globale. Pour la modifier, cliquez sur le bouton ... à sa droite, puis sur Modifier la configuration.

OVHcloud propose trois environnements d'exécution : Legacy, Stable et Stable64. Seul Stable64 accepte PHP 7.4 et les versions 8.x. Choisissez Stable64 et une version de PHP encore supportée par le projet PHP, en accord avec ce que WordPress recommande.

Au 18 août 2026, la documentation OVHcloud indique les versions suivantes sur les hébergements mutualisés : 5.4 à 7.0 avec Legacy ou Stable, 7.1 à 7.3 avec Stable, et 7.4 à 8.5 avec Stable64. Les versions 5.x et 7.x ne sont plus supportées par le projet PHP.

La modification de la version de PHP par un fichier .htaccess n'est plus possible sur les offres actuelles. La configuration passe par l'espace client ou par le fichier .ovhconfig situé à la racine de l'espace de stockage.

[Capture à faire : onglet Informations générales, encadré Version PHP globale et fenêtre Modifier la configuration.]

Résultat attendu : l'onglet Informations générales affiche l'environnement Stable64 et une version de PHP supportée.

Dans l'onglet Bases de données de l'hébergement, cliquez sur Créer une base de données. Si une base existe déjà, passez par Actions puis Créer une base de données.

Onglet Bases de données d'un hébergement web OVHcloud, avec le bouton Créer une base de données

Renseignez les trois écrans :

  1. Type de base de données (sa taille), moteur et version. Les bases incluses dans un hébergement web sont uniquement disponibles avec le moteur MySQL.
  2. Utilisateur (6 caractères au maximum en plus du préfixe déjà rempli) et mot de passe. Le nom de la base est identique au nom d'utilisateur.
  3. Résumé, puis Confirmer.

Premier écran de création d'une base de données : type de base, moteur MySQL et version

Cette capture date de 2023 et ne propose que MySQL 5.6, qui n'est plus une version supportée.

[À compléter : versions de MySQL réellement proposées à la création, à relever dans l'espace client. Choisissez la plus récente que WordPress supporte, la version d'une base incluse dans l'hébergement n'étant pas modifiable après coup.]

Deuxième écran de création : nom d'utilisateur précédé du préfixe, mot de passe et confirmation

La création peut prendre jusqu'à 15 minutes. Le nom d'utilisateur et le nom de la base ne sont plus modifiables ensuite.

Relevez dans le tableau de l'onglet Bases de données l'adresse du serveur de base de données. Sur un hébergement mutualisé OVHcloud, la base n'est pas sur la même machine que les fichiers : l'hôte à renseigner dans WordPress n'est pas localhost.

Résultat attendu : la base apparaît dans le tableau, et vous disposez de quatre informations : adresse du serveur, nom de la base, nom d'utilisateur, mot de passe.

Dans l'onglet FTP - SSH de l'hébergement, relevez l'adresse du serveur FTP et SFTP, le nom d'utilisateur et le port. Le port 21 correspond au FTP, le port 22 au SFTP et au SSH. Si vous avez oublié le mot de passe, utilisez le bouton ... à droite de la ligne de l'utilisateur, puis Changer le mot de passe.

Le SFTP chiffre les échanges entre votre poste et l'hébergement. Utilisez-le plutôt que le FTP.

Sur les offres qui le permettent, l'accès SSH s'active depuis cet onglet : bouton ... à droite de l'utilisateur, puis Modifier, puis, dans la section Protocoles de connexion, le choix FTP, SFTP et SSH. L'adresse du serveur SSH est de la forme ssh.clusterXXX.hosting.ovh.net :

bash
ssh votrelogin@ssh.clusterXXX.hosting.ovh.net -p 22

[Capture à faire : onglet FTP - SSH, encadré des informations de connexion et tableau des utilisateurs.]

Résultat attendu : vous vous connectez à l'espace de stockage avec votre logiciel SFTP et vous voyez le dossier de publication relevé à l'étape 3.

Téléchargez l'archive de la dernière version stable de WordPress en français et décompressez-la sur votre poste. Vous obtenez un dossier wordpress.

Le dossier wordpress obtenu après décompression de l'archive, à côté du fichier zip téléchargé

Dans FileZilla, ouvrez le menu Fichier, puis Gestionnaire de Sites....

Menu Fichier de FileZilla, entrée Gestionnaire de Sites

Créez une entrée avec les informations relevées à l'étape 7 : hôte, identifiant et mot de passe. Choisissez le protocole SFTP - SSH File Transfer Protocol et le port 22.

Fenêtre Gestionnaire de Sites de FileZilla, onglet Général, avec l'hôte et l'identifiant de l'hébergement

La capture ci-dessus montre une connexion en FTP, telle qu'elle était configurée à l'époque de la capture. Sélectionnez le SFTP à la place.

Lancez la connexion. La partie gauche de la fenêtre montre votre poste, la partie droite l'hébergement. Placez-vous dans le dossier wordpress à gauche, dans le dossier de publication à droite, sélectionnez tous les fichiers à gauche, puis utilisez Envoyer dans le menu contextuel.

Transférez le contenu du dossier wordpress, et non le dossier lui-même. Vérifiez avant l'envoi que le dossier de destination est vide, pour ne pas écraser un site existant.

Transfert des fichiers de WordPress dans FileZilla, du dossier local vers le dossier www de l'hébergement

Résultat attendu : le fichier index.php et le dossier wp-admin sont présents à la racine du dossier de publication.

Ouvrez l'adresse de votre site dans un navigateur. WordPress liste les informations de connexion à la base de données dont il a besoin, puis vous ouvrez le formulaire avec C'est parti !.

Écran d'accueil de l'installation de WordPress listant les informations nécessaires

Renseignez le nom de la base, le nom d'utilisateur, le mot de passe et, dans le champ d'adresse de la base, l'adresse du serveur relevée à l'étape 6 à la place de localhost.

Formulaire de connexion à la base de données de l'installation de WordPress

Si WordPress ne peut pas écrire le fichier wp-config.php, il affiche son contenu : enregistrez-le sur votre poste et transférez-le à la racine du dossier de publication, puis relancez l'installation.

Quand la connexion à la base fonctionne, WordPress le confirme. Cliquez sur Lancer l'installation.

Confirmation que WordPress communique avec la base de données, avec le bouton Lancer l'installation

Renseignez ensuite le titre du site, l'identifiant d'administration, un mot de passe et une adresse de courriel. N'utilisez pas admin comme identifiant.

Formulaire d'installation de WordPress : titre du site, identifiant, mot de passe et adresse e-mail

Le mot de passe est masqué sur cette capture. Notez le vôtre, il n'est pas réaffiché ensuite.

Écran annonçant que WordPress est installé, avec le bouton Se connecter

Le bouton Se connecter ouvre l'écran de connexion, à l'adresse /wp-admin/ de votre site.

Écran de connexion de WordPress

Résultat attendu : WordPress annonce la fin de l'installation et vous vous connectez à l'adresse /wp-admin/ de votre site.

  • Le site répond en https:// et l'adresse configurée dans WordPress est bien en https://.
  • La version de PHP annoncée par WordPress dans Outils > Santé du site correspond à celle réglée à l'étape 5.
  • Les mises à jour de WordPress, des thèmes et des extensions s'appliquent depuis l'administration.

Résultat attendu : un WordPress installé, joignable en HTTPS, sur une version de PHP supportée.

L'hébergement mutualisé partage ses ressources et limite les connexions simultanées à la base de données. Si votre site atteint ces limites, voyez l'infogérance de serveur WordPress.